cgt_chomeursLa concurrence des pays à bas coût salarial, notamment celle des pays asiatiques, fait des ravages dans l'industrie occidentale. En Europe, les usines sidérurgiques allemandes et françaises ferment leurs portes les unes après les autres et les chantiers de construction navale sont durement touchés.

Un autre facteur de destruction d'emplois réside dans le rapide développement de l'électronique qui permet l'automatisation massive des chaînes de production. Ce bouleversement industriel laisse déjà plusieurs millions d'ouvriers sans travail. En ces années là, il est préférable d'être occupé à la fabrication de puces électroniques qu'à celle de paquebots.

Les manifestations ouvrières n'enrayent aucunement le phénomène. Comme solution, les centrales syndicales de salariés demandent alors une diminution significative de la durée hebdomadaire du travail.

Elles affirment que cette forte réduction aidera à réduire le nombre des chômeurs. Cette idée (selon laquelle il faut partager le travail entre un plus grand nombre qui travaillerait moins d'heures) reçoit l'approbation massive du monde du travail.

Les syndicats ouvriers, en Allemagne comme en France, envisagent de proposer au patronat une semaine de travail raccourcie à 32 heures par semaine pour les uns, à 35 pour d'autres. On parle aussi d'une semaine de 4 jours. Les patrons, d'entrée de jeu, se déclarent farouchement hostiles à toute baisse de la durée du travail.