14_18_mobilisation_generaleA chaque nouvelle édition, la foule de ce dimanche 2 août se précipite vers les kiosques à journaux. Peu importe le nom du journal, chacun veut en savoir un peu plus. La rue parisienne n'est plus qu'un gigantesque murmure : tout le monde ne parle que de cela... la mobilisation générale ! La guerre !

Dans la gare de l'Est, les premiers mobilisés (des jeunes gens en uniforme de combat bleu à parements rouges)  s'entassent dans une douzaine de trains, dans l'attente d'un départ pour le front. Sur les quais, des épouses, des compagnes et des mères pleurent ou s'éternisent en recommandations angoissés. Des trains s'ébranlent, accompagnés de clameurs.

Dans quelques heures, la guerre moderne commencera. A Berlin comme à Paris, les états-major sont prêts. Le gouvernement français affirme qu'il ne la voulait pas, qu'il y a été contraint par les "manoeuvres perfides" de l'Autriche, aux ordres de l'Allemagne.

La France dit entrer en guerre pour respecter la parole donnée à son allié russe. L'enjeu, pour l'ennemi germanique, est la prise de la Champagne. Celui du gouvernement français est de récupérer l'Alsace et la Lorraine.