Le 2ème mandat du socialiste François Mitterrand se termine avec le gouvernement de cohabitation du premier ministre de droite Edouard Balladur. Ce dernier, candidat à la présidence sous l'étiquette UDF, est le grand favori des sondages.

Jacques_ChiracMais le vent tourne et, au soir du premier tour, il n'est que troisième et est donc éliminé. L'autre surprise de cette soirée est le score du 4ème, le Front National de Jean-Marie Le Pen, qui recueille 15% des suffrages.

Le 7 mai au soir, Jacques Chirac l'emporte pour le RPR (52,64%), devançant Lionel Jospin, son rival du Parti Socialiste (47,32%).

Le 16 mai, Edouard Balladur s'apprète à céder sa place de premier ministre à son remplaçant. Son ministre du budget, Nicolas Sarkosy, s'empresse, sur décision ministérielle, d'exonèrer d'impôt les pensions de retraites des élus locaux.

Le lendemain, Jacques Chirac est investi en tant que président de la République Française. Il nomme Alain Juppé premier ministre (lequel était ministre des affaires étrangères dans le précédent gouvernement d'Edouard Balladur).

Au bout de 2 ans, Jacques Chirac devient terriblement impopulaire. Pour tenter de conserver sa majorité, il dissout l'Assemblée Nationale et provoque des élections anticipées.

La gauche l'emporte et devient majoritaire avec 319 députés contre 253 à la droite. Jacques Chirac nomme alors Lionel Jospin comme premier ministre et découvre à son tour la cohabitation.


Au lendemain de l'élection, le Conseil Constitutionnel constate des infractions sur les comptes de campagnes de J. Chirac (et sur ceux d'E. Balladur) qui lui permettraient d'envisager l'annulation de l'élection. Le Conseil Constitutionnel choisit de préserver le suffrage universel et valide l'élection de J. Chirac.