Au fur et à mesure qu'ils avancent, les alliés (sous le commandement du général Patton et du général Eisenhower) découvrent les horreurs perpétrées dans les camps de concentration...

A Buchenwald, depuis 1933, venus de tous les pays d'Europe, les déportés sont tatoués d'un numéro sur le ventre. Des scientifiques allemands viennent de Berlin pour faire des expériences médicales sur eux. De nouveaux prisonniers remplacent chaque jour les centaines de ceux qui meurent, de faim, sous les coups ou la torture, d'épuisement, de maladie ou à la suite des expériences des scientifiques.

Quand les américains arrivent, des monceaux de cadavres sont encore entassés devant les fours où ils auraient dû être brûlés. Buchenwald a "hébergé" jusqu'à 80.000 déportés à la fois.

morts_camp_exterminationDes prisonniers (russes, polonais, tchèques, belges et français), à Leipzig, sont aspergés d'essence et brûlés vifs avant l'arrivée des alliés. Les autres sont exterminés à la mitrailleuse. Dans le camp de Penig, de jeunes hongroises s'entassent et meurent de privation de nourriture, de gangrène, du typhus ou de la tuberculose. Dans celui de Ohrdruf, les déportés sont régulièrement battus à mort, torturés, fouettés et abattus. Leurs cadavres, restés à l'air libre, sont recouverts de chaux vive. Des entrepreneurs allemands utilisaient à volonté les déportés de ce camp.

Dans une prétendue clinique d'Hadamar, des russes et des polonais sont exterminés par des injections mortelles de morphine. Dans le camp de Breendonck, en Belgique, les résistants capturés sont torturés à l'aide de bâtons entourés de fil de fer barbelé, de garrots fait avec des chaînes, d'appareils pour broyer les doigts ou par écartèlement. 3000 russes, polonais et français, jugés inaptes au travail, ont été froidement tués à Nordhausen...  600 civils allemands sont réquisitionnés par les militaires US pour enterrer leurs cadavres. A Hannover, un charnier de 10.000 cadavres est découvert.

Dans le camp d'Arnstadt, les nazis exterminent des russes et des polonais. Les civils allemands des alentours, génés par l'odeur de ces milliers de corps, les déterrent pour les mettre loin d'eux. Quand les alliés arrivent, ils obligent 1200 habitants de Weimar à venir voir le camp voisin : ces derniers prétendent alors découvrir les horreurs qui y étaient pratiqués. A Mathausen, les déportés sont attachés dans la neige et aspergés d'eau glacée, donnés à manger aux chiens, battus et affamés. Enfin, rassemblés dans de fausses douches, ils sont gazés au Zyklon B, puis brûlés dans les fours crématoires.


Dans le gigantesque camp de Dachau, près de Munich, 30.000 déportés (juifs, catholiques, démocrates, communistes ou homosexuels) sont exterminés chaque jour. Ils viennent d'Allemagne, de Pologne, de Tchécoslovaquie, de Hollande, de France et même des USA (des prisonniers de guerre). Quand les alliés arrivent à Dachau, 1.600 prêtres catholiques y sont en attente d'être gazés. Les alliés forcent alors les habitants de Munich à voir ces scénes insupportables... certains d'entre eux se suicident par la suite.


Eisenhower, découvrant toute cette incroyable barbarie, ordonne à George Stevens de tout filmer. Les images serviront de preuve au cours du procés de Nuremberg, procès au cours duquel les dignitaires nazis sont accusés de crimes contre l'humanité et, pour la plupart, condamnés.

Dans ces véritables usines à exterminer, entre 1933 et 1945, les victimes se compteront par millions (juifs, tsiganes, catholiques, témoins de Jéhovah, communistes ou tous opposants politiques, aliénés mentaux, homosexuels, francs-maçons, etc...).