Louis_LeakeyAprès avoir passés 40 ans à genoux, à gratter ensemble la terre des gorges de l'Olduvai (au nord de la Tanzanie), Louis Leakey et sa jeune épouse Mary font enfin la découverte qu'ils pressentaient !

En 1959, les dalmatiens qui accompagnent Mary Leakey (pour la protéger des félins) déterrent des ossements...

Minutieusement, Mary Leakey recueille 400 fragments d'os. Avec Louis, ils reconstituent une boite crânienne qui ressemble à celle d'un hominidé proche des grands singes.

Ils en font un moulage qu'ils présentent, 2 mois plus tard, au comité du National Géographic Society de Washington : Les membres du comité sont étonnés par la grosseur de la boite crânienne !

Louis Leakey fait alors  faire une datation radio-métrique et les résultats, publiés en 1961, attribue plus de 1750000 ans d'ancienneté à l'australopithèque de l'Olduvai.

L'Australopithecus boisei de l'Olduvai confirme donc que l'évolution humaine a bien commencé en Afrique.

Des fonds américains sont alors attribués aux époux Leakey. Mary recrute aussitôt une équipe locale et trouve de nouveaux ossements.


Louis Leakey fait appel à 2 collègues (John Napier et Philip Tobias) pour procéder aux analyses. En 1964, Louis Leakey peut ainsi annoncer au monde que l'âge attribué à cette seconde découverte est de plus de 2 millions d'années ! Cet Homo habilis, qui était capable de chasser et de se fabriquer des outils, est le tout premier représentant du genre humain et est donc notre ancêtre direct.


Louis Leakey meurt quelques années plus tard, en 1972, à Londres. Ce pionnier de la paléontologie a ouvert la voie à toute une génération de chercheurs, parmi lesquels figurent Dian Fossey, Jane Gooddall et Biruté Galdikas.

Il était aussi le premier britannique qui soit devenu citoyen du Kenya.