Au début des années 1990, on parle en Europe d'un "papy-boom". Le vieux continent réalise que dans les 50 prochaines années, il passera de 25 à 50 retraités pour 100 actifs.

Tous les états s'appuient rapidement sur cette prévision alarmiste pour préparer une révision des systèmes de retraite.

A partir de 1998, 5 pays d'Europe abandonnent la retraite par répartition et adoptent un système ou le salarié cumule un capital qui donne droit à une rente, modulée par son espérance de vie.

Sur les 27 états de l'Union Européenne, 15 envisagent de mettre l'âge de départ à la retraite à 65 ans, et 12 de la proposer entre 61 et 63 ans. Certains prévoient même, pour l'horizon 2011, de reculer encore cet âge à 67 ou 68 ans.

Tous les pays d'Europe prévoient également d'augmenter les durées de cotisations et, trés souvent, de diminuer le montant des pensions de 20%.


Les européens devraient donc, en théorie, travailler plus longtemps pour espérer avoir une retraite convenable. Mais, dans la pratique, les salariés de plus de 50 ans ne sont déja plus que 6 à 8  sur 10 a exercer retraiteune activité professionnelle. Pour les autres, c'est le chômage, donc moins de cotisations et une pension future qui sera d'autant plus maigre.