Bio_ArchitectureLes motifs floraux et les courbes qui embellissent déja, en 1904, les bouches du métro parisien annoncent le mouvement :

Rudolf Steiner déclare que la nature est une artiste tandis qu'Ernst Haeckel affirme que tous les êtres vivants sont des modèles pour la création artistique humaine.

Antoni Gaudi, convaincu que les angles doivent disparaitre, construit des maisons dont les façades ondulent et dont les toitures s'apparentent à du corail.

En 1954, Le Corbusier poursuit cet élan en concevant une chapelle dont les murs et le toit sont arrondis.

Trois ans plus tard, Jorn Utzon dessine, à Sidney, une salle d'opéra en forme de coquilles de moules. L'aéroport de New-York, en 1962, ressemble, grâce aux traits de Eero Saarinen, à un gigantesque oiseau qui s'envole.

Au début des années 90, les architectes substituent ouvertement le biologique au géométrique et Eugène Tsui donne des yeux d'insectes et des ailes de libellule à ses édifices.

Le musée d'Art de Milwaukee, dessiné par Santiago Calatrava,  est un immense oiseau dont les ailes s'ouvrent en guise de stores, Kas Oosterhuis donne la forme d'un poisson à une usine d'incinération et, à Birmingham, un centre commercial est conçu en forme de protozoaire qu'une peau bleue recouvre.

En 2000, l'informatique permet la naissance réelle de la bio-architecture. Greg Lynn crée ainsi une maison embryonnaire à partir de laquelle, après introduction des paramètres environnementaux et des souhaits des clients, l'ordinateur conçoit un bâtiment biomimétique qui synthétise l'ensemble de ces données.