Le syndicat Confederazione del Lavoro (CL), créé en 1906, adopte une stratégie réformiste. Celà déplait beaucoup à ses syndiqués anarchistes  qui le quitte et, dés 1912, fonde l'Unione Sindacale Italiana (USI). Deux meneurs, partisans inconditionnels de la lutte violente, y affirment leurs idées : Antonio Labriola et Bénédito Mussolini.

Benito_Mussolini

L'armée italienne occupe une partie de la Turquie et Mussolini, au nom du nationalisme d'extrême-gauche, veut amener les syndiqués de l'USI à soutenir cette campagne colonialiste. Mussolini et ses partisans sont expulsés de l'USI et, en 1918, constituent l'Unione Italiana del Lavoro (UIL). L'année suivante, les paysans (démobilisés de la guerre) réclament l'application d'une réforme agraire promise en 14.

Ils s'installent sur les terres inexploitées, forment des syndicats et s'organisent en coopératives. Les ouvriers des grands centres industriels du nord les imitent et se mettent en grève. Le mouvement se durcit et ils revendiquent que les usines soient gérées par les salariés. Des milices de "gardes rouges" sont même mises sur pied et la bourgeoisie prend soudain peur.

Les industriels et les propriétaires terriens s'organisent dés 1920 en syndicats patronaux. Ils financent des milices, afin qu'elles détruisent les coopératives et les syndicats ouvriers, et soutiennent l'ultra-nationaliste Bénédito Mussolini. Ce dernier réunit les groupuscules fascistes au sein de l'organisation Fasci Italiani di Combattimento et s'en autodésigne chef. Son programme, qui s'inspire largement de la phraséologie anarcho-syndicaliste, dit être "national et social".