Pour le 1er mai, le Parti Communiste de la ville de Reggio Emilia demande à ses militants de défiler sans drapeaux rouges afin de ne pas effrayer les chrétiens. Outré, Prospero Gallinari, militant des Jeunesses Communistes, décide de les quitter pour rallier les Brigades rouges de Mario Moretti et Renato Curcio. Les BR sont surtout présentes en Italie du nord où elles ont des militants ouvriers dans les usines.

Brigades_Rouges_

Jusqu'en 1976, les seuls actes violents commis par les membres des BR sont les incendies des voitures des cadres des usines où ils travaillent. Mais, à partir de cette année là, les Brigades rouges se radicalisent. Ils franchissent une étape dans la violence et font parler d'eux en mars 1978 en enlevant Aldo Moro, président de la Démocratie Chrétienne, après avoir exécutés les membres de son escorte en les criblant de balles.

Les BR garde Aldo Moro en captivité pendant 55 jours. Son geolier est un certain Prospero Gallinari. La RAI, alors chaîne publique, montre les membres des Brigades rouges sous un aspect inquiétant, en utilisant des images sombres. En mai 1978, après l'échec des négociacions, Mario Moretti (le chef du commando) exécute lui-même Aldo Moro de 9 balles dans la tête. L'ensemble de la classe politique italienne condamne ce meurtre.

Mais une partie de la jeunesse est, quant à elle, admirative et galvanisée par les actions des Brigades rouges. Des jeunes italiens, ouvriers ou précaires, rallieront ses rangs pendant une bonne dizaine d'années encore. Par la suite, plus d'un millier des membres des BR est condamné et enfermé pour 20, 30, ou 40 ans dans des prisons spécialement aménagées pour eux. Ils consacrent ainsi, en Italie, la défaite de ces groupes armés.