Russes_emprisonnes_par_armee_francaiseLe tsar de Russie propose à son allié français de lui fournir des hommes contre l'armement lourd qui lui fait défaut. 40.000 russes prennent ainsi la mer vers la France.

Au printemps 1917, pendant l'offensive du chemin des dames, 100.000 soldats français viennent mourir en quelques jours au pied des lignes allemandes. A leur tour, les russes sont envoyés au massacre (avec les troupes coloniales que l'armée française a amenée en renfort).

Les  russes apprennent par le journal clandestin Natcholo que, pendant qu'ils meurent en une lointaine terre étrangère, une révolution se déroule chez eux.

Alors qu'ils sont repliés sur Neufchâteau, ils refusent de retourner au front et exigent de rentrer en Russie.

Pour éviter la contagion dans ses propres rangs, l'état-major français décide qu'il conviendrait d'isoler rapidement ces troupes russes contaminées par la rébellion. En juin 1917, le ministère de la guerre ordonne alors le déplacement des troupes russes au camp militaire de La Courtine, en Creuse.

Là, les russes refusent de rendre leurs fusils qu'ils emmènent dans le camp, expulsent leurs officiers et forment des soviets de soldats. Ils réaffirment que tout ce qu'ils veulent est leur retour en Russie. L'état major français rassemble alors 5.500 soldats français, 3.100 soldats russes loyalistes, et fait encercler le camp.

En septembre 1917, il donne l'ordre d'ouvrir le feu. Le premier cercle, les loyalistes russes, tire à la mitrailleuse sur les mutins russes encerclés. Derrière eux, l'artillerie française écrase le camp pendant 2 jours sous 800 obus de 75mm.

Les délégués des soviets de soldats qui n'ont pas été tués sont incarcérés dans l'île d'Aix. Les autres mutins sont condamnés aux travaux forcés et déportés la colonie française d'Algérie.