A la suite des élections, le Parti Social-Démocrate devient le premier parti d'Allemagne. Il affiche toutefois son respect pour l'empereur Guillaume II. A l'extérieur, ce dernier, pour faire face à l'entente Franco-Russe, s'allie avec l'Autriche-Hongrie. Il veut que l'Allemagne joue un rôle mondial et renforce la mission colonisatrice de l'empire au Proche-Orient. Pour celà, il décide de renforcer les effectifs de l'armée de terre.

14_18_blinde_Tardi_editions_CastermanLes armes se perfectionnant, l'empire s'équipe d'une aviation, d'une artillerie lourde et de nombreux blindés. Guillaume II ordonne aussi à l'amiral Tirpitz de doter l'Allemagne d'une flotte puissante.

Cette derniere décision provoque la colère de l'Angleterre qui rompt ses négociations avec l'Allemagne et rejoint l'entente Franco-Russe. La presse allemande se déchaîne et accuse l'Angleterre de vouloir encercler l'Allemagne.

L'opinion publique est maintenant convaincue que l'Allemagne a un grand rôle à jouer. Certains tirent profit de cette vague nationaliste, tel F. Naumann ou le pasteur Stöcker, lequel fonde le Parti Social-Chrétien dont la doctrine est le socialisme anti-sémite.


Les pangermanistes veulent rassembler tous les peuples de langues allemandes et Von Bernhardi, Wilser, Woltmann, la Alldeutscher Verband et le français Gobineau affirment, en substance, que le sang germanique porte en lui une civilisation supérieure.


Mais, d'après eux, il devra auparavant se débarrasser du judaïsme corrupteur. Ils affirment encore que le véritable christianisme est détenu par le seul peuple allemand, héritier de l'enseignement de l'aryen Jésus. L'aristocratie, omniprésente dans l'état-major et les administrations, prépare la guerre totale. Pour amadouer les Sociaux-Démocrates, le gouvernement crée un impot sur la fortune... puis, 2 ans avant la guerre, fait voter des crédits illimités aux armées.