Friedrich_EbertSi l'aristocratie n'accepte pas la défaite de l'Allemagne, le peuple, en cette année 1918, ne souhaite rien d'autre que la paix. Par ailleurs, dans les derniers mois de la guerre, la propagande distillée par les russes a amené bon nombre de soldats allemands à se constituer en conseils de soldats. Politiquement, sur la gauche du tiède Parti Socialiste, le  Spartakusbund, futur KPD (Parti Communiste Allemand), se renforce.

Présents au sein du Conseil des Commissaires du Peuple (que dirige le socialiste modéré Friedrich Ebert) le Spartakusbund veut la dictature du prolétariat. Mais Ebert ne veut froisser ni la bureaucratie impériale, ni le chancellier Hindenburg. Les communistes passent outre et annoncent la mise en place d'un processus révolutionnaire. Les soldats qui reviennent du front se solidarisent avec le Spartakusbund.

Ils détestent leur état-major et veulent la suppression de l'armée permanente. Le gouvernement de Ebert est alors séquestré par les révolutionnaires et, le jour de Noël, le drapeau rouge flotte sur Berlin. Kurt Eisner proclame la République Démocratique et Sociale de Bavière et la Rhénanie se déclare indépendante. F.Ebert réagit en confiant à Noske, un autre social-démocrate, la mission de sauver le pays du chaos.

Noske demande au général Märcker de regrouper les soldats fiables en Corps-Francs. Noske et Märcker reprennent Berlin rapidement. Les dirigeants communistes Karl Liebnecht et Rosa Luxembourg sont exécutés. Dans toute la Prusse, les Corps-Francs exterminent les soviets locaux et une impitoyable répression s'exerce en Bavière. En Saxe, les ouvriers sont désarmés. La Rhénanie réintègre sagement le Reich allemand.