Logo_de_la_RAFAu début des années 1970, un groupe d'anarchistes se livre à des attentats à l'explosif et à des enlèvements. Inge Viett, la plus sanguinaire du groupe, est arrêtée. En 1976, en compagnie de 3 autres co-détenues, elle s'évade d´une prison de Berlin-ouest.

Elle se fait de nouveau prendre en 1978, mais cette fois  par la douane de l´aéroport de Berlin-est (pour port illégal d'arme). Le colonel Dahl, chef du département anti-terroriste de RDA, intervient...

Il accorde aussitôt un droit de passage permanent à la terroriste ouest-allemande en cavale et, peu de temps après, Inge Viett est relachée. Elle part pour la Bulgarie, puis se rend à Prague où elle est arrêtée.

Dahl la fait encore libérer, puis décide de l'envoyer au Proche Orient où elle travaillera pour la STASI  (la police secrète de RDA).  Elle revient ensuite en Allemagne fédérale, en 1980, où elle rassemble un groupe d'activistes de la RAF (Fraction Armée Rouge).

La STASI procure identité et logement à tous, en Allemagne de l'est, puis demande à Inge Viett de rapatrier d'urgence un autre groupe qui est en France. La STASI organise pour eux un long stage de maniement des explosifs. En 1981, les stagiaires retournent commettre des attentats en Allemagne de l'ouest. Peu de temps après, tout bascule : la RDA vient de demander un prêt d'1 milliard de Marks à l'Allemagne... de l'ouest !

La STASI reçoit alors l'ordre de se débarrasser des terroristes. En 1982, la police de Bonn "trouve" leur cache d'armes et le leader du groupe est arrêté. La police d'ex-RDA procède, en 1990, a une raffle qui lui permet d'arrêter Inge Viett et la quasi totalité des activistes. Trois ans plus tard, Helmut Voigt, haut-gradé de la STASI, est extradé de Grèce vers l'Allemagne réunifiée et est accusé d'avoir fourni les explosifs de nombreux attentats.