A la fin de la seconde guerre mondiale, la ville de Gdansk est rendue à la Pologne. Les populations allemandes sont chassées et remplacées par celles des territoires polonais que Staline vient d´annexer...

Jaruzelski_en_1980En décembre 1970, à quelques jours de Noël, le gouvernement polonais augmente brutalement les prix. La colère de la population est violente. Le siège du parti communiste, à Gdansk, est incendié et doit être évacué par hélicoptère.

Wladyslaw Gomulka, premier secrétaire du parti, est déchu. Les blindés interviennent et isolent la ville. Le général Jaruzelski donne l'ordre de tirer : des centaines de personnes sont tuées.

Huit ans plus tard, à Gdansk, naissent les premiers syndicats indépendants. Ils sont aussitôt interdits par le pouvoir polonais, mais les ouvriers ne supportent déjà plus que les syndicats officiels négocient en leurs noms avec le gouvernement.

En 1980, les chantiers navals de la ville se mettent en grève. La grève (illégale) s´étend et devient générale. Le parti communiste cède rapidement aux exigences des ouvriers des chantiers navals.

Mais, par solidarité avec les autres grévistes, ces derniers poursuivent leur mouvement. Ils créent un syndicat autonome et national qu'ils nomment Solidarnosc. Le nom de Lech Walesa (l'ouvrier électricien qui en prend la tête) devient rapidement emblématique.


Solidarnosc exige la liberté d´expression pour tous les polonais, la libération des prisonniers politiques et la fin des privilèges des dirigeants du parti communiste.


Le gouvernement admet alors l'existence des syndicats indépendants et le droit de grève mais, le 31 décembre 1981 précisément, le général Jaruzelski reprend le contrôle, décrète la loi martiale, arrête les dirigeants de Solidarnosc et interdit tous les syndicats indépendants.