la_STASICette année là, les dirigeants communistes de la République Démocratique Allemande décident que le Parti Paysan le gène. La "Stasi" (police politique) se charge d'en arrèter le secrétaire général, malgré son immunité de député.

En 1952, des mesures de protection de la RDA sont prises : le Ministerium Staassicherheit (Stasi) reçoit les pleins pouvoirs. La "Stasi" est chargée de purger le parti des mauvais communistes, mais elle arrête également Dertinger, le ministre (chrétien de gauche) des affaires étrangères.

Les procès se multiplient. Les peines de mort ne  sont pas rares. Le chef suprême de cette police politique se nomme Wilhem Zaisser et il reçoit ses consignes directement d'URSS. En 1953, Staline meurt : une grève générale éclate et paralyse toute la RDA. Etrangement, la "Stasi" ne réagit pas.

Les chars soviétiques rétablissent l'ordre et des milliers de grévistes sont immédiatement condamnés à mort... et exécutés. Walter Ulbricht, secrétaire général du parti communiste est-allemand, nourrit alors de forts soupsons envers la "Stasi".

Il exclu l'un de ses chefs pour "soutien aux provocateurs". Le ministre de la justice est mis en prison et Wilhem Zaisser, devenu entre temps ministre de la sécurité de l'état, est également arrêté.

Dans la foulée, de nombreux autres ministres sont neutralisés. A cette "roulette russe", tout comme la "Stasi", eux non plus n'ont pas choisi le bon héritier de Staline !