affiche_de_1968De Gaulle, président de la République française, a soudain disparu... Tout va-il basculer ?

Le Parti Communiste Français se méfie et ne bouge pas. De plus, l'URSS ne souhaite pas que De Gaulle soit renversé.

Le puissant syndicat CGT ne contrôle plus ce qui est devenu le plus puissant mouvement de grève que la France n'ait jamais connu.

L'écrivain Jean-Paul Sartre dénonce la complicité "objective" du PCF avec De Gaulle. Il accuse les communistes d'avoir transformé les revendications de la classe ouvrière en simples demandes d'augmentations et de ne pas vouloir de changement de société.

Le PCF, à ses yeux, préfère sauvegarder ses 30% d'électeurs et ne pas risquer de perdre sa confortable place de premier parti d'opposition dans un mouvement hasardeux.

Les ouvriers aussi sont devenus indifférents à ce qui n'est pas revendication économique. Ils sont bien installés dans la société de consommation. Mai 1968 est, en France, avant tout une révolution de l'individualisme. La jeunesse, contrairement à la classe ouvrière, veut une autre culture : elle veut inventer ses propres héros révolutionnaires, adopte les jeans, le Rock'n Roll, libère la parole en public, entre voisins ou en famille !

La révolution, selon Daniel Cohn-Bendit, doit se faire hors des consignes d'un parti. Elle est sans chef et sans dogme, contre le capitalisme, contre la société de consommation, contre l'impérialisme et la bureaucratie, mais aussi contre les pseudos révolutionnaires. Les comités d'actions prônent l'autonomie, la démocratie directe et l'autogestion. Pourtant, alors que 7 millions de grévistes occupent leurs usines, cette révolution n'aura pas lieu.