Zengakuren

Fondée à l'origine par des étudiants communistes japonais, la Zengakuren (fédération des associations autonomes étudiantes) est infiltrée par des groupuscules d'extrême-gauche qui la prennent fermement en main. A Tokyo, ils organisent manifestation sur manifestation et empèche ainsi la venue du président américain Eisenhower. A la suite de leur action, le premier ministre japonais donne sa démission.

Pendant la guerre que les USA mène au Vietnam, l'armée américaine utilise à plein régime les bases militaires qu'elle possède au Japon. A partir de 1966, les manifestations organisés par la Zengakuren, toujours dirigées contre les USA, et deviennent spectaculaires. Ainsi, en 1967, les étudiants parviennent à empêcher le chef du gouvernement japonais de se rendre en voyage au Vietnam et aux USA. L'année suivante, ils s'opposent à la construction d'un hopital américain à Tokyo et à l'utilisation de l'aéroport pour le ravitaillement des troupes US.

Puis, la Zengakuren cible la base américaine d'Okinawa dont elle demande la fermeture et le départ des troupes. Ensuite, les étudiants manifestent contre la présence d'un sous-marin US, responsable de l'augmentation de la radioactivité dans le sud du Japon. Les actions de la Zengakuren se transforment ensuite en guérilla urbaine : repartis en groupe de 200, ils se reconnaissent grace à leurs casques et s'arment de longues lances de bambou...

Ils coordonnent leurs attaques contre la police à coups de sifflets et n'hésitent pas à lancer sur eux quantités de cocktails-Molotov. Cependant, la Zengakuren ne s'écarte pas de son cap politique : la lutte contre la guerre du Vietnam et contre l'armée américaine. Elle est rejointe par de jeunes ouvriers et, ensemble, ils occupent ensuite les universités. Il faudra 2 mois à la police pour les en déloger.