Victimes de ségrégation raciale, des étudiants noirs de Greensboro s'assoient pacifiquement par terre, sur le campus, en signe de protestation. Ailleurs, dans tous les états du sud des USA, le même type de manifestation se reproduit : le mouvement pour les droits civiques prend de l'ampleur. Parallèlement, des étudiants blancs se dressent contre les essais nucléaires, pour la liberté d'expression à l'université et le respect des droits civiques.

La contestation, en 1964, est très forte à Berkeley (Californie) où le Free Speech Mouvement obtient un assouplissement du règlement universitaire, tandis que le SDS (Students for a Democratic Society) fédère les différentes revendications de l'ensemble des USA. Quand l'engagement militaire américain au Vietnam augmente, en 1965, le SDS devient légitimement le fer de lance de la résistance à cette guerre...

Washington_1968Ses effectifs passent rapidement de 4.000 à 100.000 membres. Il organise alors ses premières manifestations contre la guerre, tandis que le nombre de soldats US envoyés au Vietnam est porté de 24.000 à 184.000. L'opposition à la guerre prend aussitôt une ampleur considérable : une centaine d'universités organisent, en 1966, des forums de protestation contre l'escalade de l'intervention militaire de leur pays.


Des appelés refusent de partir, des noirs déclenchent des émeutes et des manifestations monstres ont lieu autour de la Maison Blanche, à Washington. Le président Johnson annonce alors, en 1968, le début des négotiations avec le Vietnam. Trop tard ! La grève étudiante est devenue générale et, à l'opposition contre la guerre, s'ajoute désormais l'opposition aux valeurs de "l'Américan Way of Life" des mouvements beatnik et hippie.