Robert Schreiber reprend l'affaire familiale d'import-export et, en 1908, a l'idée de créer une lettre mensuelle d'information, réservée aux seuls clients de la maison. Les Echos de l'Exportation (4 pages) n'est disponible que sur abonnement et coûte 5 francs par an. Sa diffusion est de 100 exemplaires. En 1909, Les Echos de l'Exportation fusionne avec le journal allemand Confectionnair.

Echos_ExportationIl devient un bi-mensuel de 16 pages et le nombre d'abonnés monte à 3.000. En 1913, il devient hebdomadaire mais, avec la guerre, suspend sa parution en 1914.

Il redémarre en 1919 avec 8.000 abonnés et 15 pages supplémentaires. En 1928, il devient Les Echos et parait chaque jour.

Les Schreiber,  bien qu'admirateurs du libéralisme américain,  nouent pourtant de solides relations parmi les radicaux-socialistes et les francs-maçons.

En 1940, la famille Schreiber (juive) vend Les Echos à un prète-nom et se réfugie à Megève. Robert Schreiber prend le maquis sous le pseudo de Servan.

A la libération, la famille devient Servan-Schreiber et ses enfants reprennent en main Les Echos. Les abonnés sont au nombre de 25.000 en 1949 et 30.000 en 1953. Mais la famille Servan-Schreiber commence à se déchirer...

Jean-Jacques part créer L'Express (hebdomadaire de style américain) et soutient Pierre Mendes-France. Jean-Claude, avec Les Echos, prend le parti de De Gaulle en 1958 mais les ventes chutent de 20%. Jean-Louis reprend alors la direction du journal en 1960 et le transforme. Les ventes regrimpent à 35.000 exemplaires. Vendu en 1963, Les Echos poursuit sa belle carrière et, en 1999, dépasse tranquillement les 120.000 exemplaires.