Fin janvier, tous les vietnamiens célèbrent la fête du Têt. L'état-major de l'armée du Nord-Vietnam, appuyé par le Vietcong communiste au sud, choisit ce moment là pour lancer une offensive incensée contre une centaine de villes du Sud-Vietnam. A Saïgon, ils entrent même dans l'ambassade des USA. A première vue, cette offensive de 80000 soldats nord-vietnamiens ressemble fort à une opération suicide...

Offensive_du_Tet

Les pertes nord-vietnamiennes sont de 40000 morts ! Cependant, le but recherché par le Nord-Vietnam n'est pas la victoire militaire mais une victoire psychologique : il veut démontrer aux américains que, avec la piste Ho Chi Minh qui traverse le Laos et le Cambodge, son armée peut s'infiltrer n'importe où au Sud-Vietnam. Il s'acharne à saper le moral de l'ennemi, fut-ce au prix de lourdes pertes qu'il peut, lui, facilement combler.

Et, effectivement, le président Lindon Johnson commence à douter de la justesse de la stratégie adoptée par les USA. Ses conseillers civils lui conseillent la désescalade et l'ouverture de négociations. Ses conseillers militaires prêchent, quant à eux, pour une escalade massive : ils réclament 206000 soldats US en plus. Mais le président craint les conséquences politiques et financières d'un engagement plus grand des USA.

Il ordonne donc l'arrêt des bombardements sur le Nord-Vietnam et se déclare prêt à ouvrir des négociations. Le gouvernement nord-vietnamien répond qu'il accepte. Grace à la médiation secrète du général De Gaulle ( président de la France), les pourparlers de paix commence à la mi-mai à Paris. Six mois plus tard, 543000 soldats américains rentrent à la maison.