Le maréchal Pétain et son gouvernement prônent la Révolution Nationale, axée sur l'antisémitisme et l'anticommunisme. C'est donc par conviction politique qu'ils optent pour la collaboration avec l'occupant nazi. La police française procède, dés 1941, à des arrestations. Puis, début juillet 1942, les S.S. obtiennent de René Bousquet que les forces de l'ordre françaises interpellent tous les juifs résidant en France.

Le ministre Laval déclare aux S.S. qu'il est même indifférent quant au sort réservé aux enfants juifs. Le S.S. Eichmann comprend ainsi qu'il peut préparer leur déportation. A l'aube du 16 juillet, 4.500 policiers et gendarmes, munis de fiches d'identification, écument Paris et sa banlieue pour y arrêter tous les juifs âgés de 2 à 60 ans. Le lendemain, la Préfecture de Paris enregistre un total de 12.884 interpellations.

Les célibataires et les couples sans enfants sont emmenés en bus au camp de concentration de Drancy. Les autres (8.160 enfants, femmes et hommes) sont provisoirement parqués au Vélodrome d'Hiver de Paris. Ils y restent jusqu'à 6 jours, sans eau, sans toilettes, sans soins, dans la chaleur et l'angoisse, avant d'être transférés vers les camps de Pithiviers et de Drancy, gardés par les gendarmes français.

Enfants_juifs_au_depart_vers_un_camp_

De là, ces 12.884 êtres humains seront entassés dans des wagons à bestiaux. Après un long voyage vers des destinations inconnues, beaucoup meurent avant même d'arriver.

Après la fin de la guerre, ils ne sont que quelques dizaines seulement à revenir des camps d'extermination.