En Angleterre, dans la banlieue de Londres, à Richmond, un jeune homme se ballade avec des disques de Chuck Berry sous le bras. Un autre, lui même passionné de Chuck Berry, l'aborde. Ils sympathisent et décident de former un groupe avec un ami commun. Keith Richard, Mick Jagger et  Richard Taylor (l'ami) enregistrent une cassette audio avec quelques morceaux de Blues qu'ils envoient à Alexis Korner.

1964_The_Rolling_Stones

Le pionnier du Blues anglais les invite à venir jouer dans son club. Ils y rencontrent un jeune blondinet du nom de Brian Jones et le batteur Charlie Watts, qui se joignent à eux.

Ils prennent pour nom celui d'un vieux Blues de Muddy Waters : "Rolling Stones Blues". Ils s'installent à Chelsea et y vivent dans la misère... Heureusement, la mère de Keith leur donne à manger.

En 1962, ils accompagnent John Baldry au Marquee, un club peu connu. William Wyman remplace Richard Taylor. Giordano Gomelsky, leur manager, les fait alors jouer à l'hotel de la gare de Richmond...

Ils y obtiennent un vrai succès. Puis, ils passent au Crawdaddy Club, avant d'enregistrer, en 1963, leur 1er 45 tours : "Come on", une reprise de... Chuck Berry. Le disque passe inaperçu. Un soir, les Beatles viennent les voir au Crawdaddy. Séduits, Lennon et MacCartney leur offre un de leurs morceaux.

En 1964, les Stones sortent "The Rolling Stones", leur 1er 33 tours (composé de standards du Rock'n Roll et du Blues). Le disque marque le départ de ce qui va être une très très très longue carrière, parsemée de scandales et des meilleures ventes de l'histoire du disque. Et ce malgré (ou grâce) à l'hostilité de la presse anglaise qui trouve ces voyous sales, mal peignés, débraillés et vulgaires... tout le contraire de ces gentils Beatles, mon cher.