1916_soldats_ecossais

Le maréchal Joffre, chef d'état-major français, met au point une grande offensive sur le front de la Somme. Mais l'attaque des allemands sur Verdun l'oblige à y ramener en renfort de nombreuses troupes françaises. C'est donc sur les troupes britanniques que va reposer l'essentiel de l'effort. L'objectif est d'infliger à l'ennemi des pertes humaines irréparables. Le général Douglas Haig fixe la date de  cette bataille de la Somme au 1er juillet.

Sur 24 km de large, 11 divisions britanniques et 5 françaises devront percer les lignes de l'ennemi. Pendant les 7 jours qui précèdent cette date, l'artillerie écrase les tranchées allemandes sous un déluge de 1.600.000 obus censés détruire leurs défenses. Mais, prévoyants, les allemands se sont retirés en profondeur, dans un réseau de tunnels et d'abris. Quand le pilonnage commence, ils s'y réfugient et attendent la fin du bombardement...

Au matin du 1er juillet, convaincu qu'ils ont été décimé, Haig ordonne à ses troupes de monter à l'attaque en marchant au pas.  Les allemands reprennent alors leurs positions de défense. Les mitrailleuses Machingewehr 08 (tirant 400 balles à la minute) sont mises en batterie et font un carnage parmi les assaillants alliés. Ce premier jour de bataille coûte 20.000 morts et 40.000 blessés aux seuls britanniques.

La seconde offensive de Haig a lieu en septembre avec 50 chars d'assaut : paniqués, les allemands reculent ! Puis les chars tombent presque tous en panne et les troupes germaniques reviennent sur leurs positions. Des pluies torrentielles tombent en octobre et d'abondantes chutes de neige en novembre. La bataille de la Somme prend alors fin : les alliés ont avancé de 12 km et perdu 620.000 hommes... et les allemands 500.000.