Depuis 1914, la Pologne est sous occupation prussienne. A Paris, le Comité National Polonais regroupe des milliers de patriotes sous les ordres du général Haller. Ils partent combattre les allemands sur le front. Ces derniers emprisonnent alors Pilsudski, le chef des légions polonaises. En 1918, l'Allemagne cède une partie de la Pologne à Lénine et accorde son indépendance au reste. Pilsudski est libéré et retourne à Varsovie...

1920_soldats_polonais_avec_equipement_francaisEn 1919, les nationalistes revendiquent des terres ukrainiennes et lituaniennes. La France soutient la Pologne qu'elle veut utiliser contre le bolchévisme. Le général Pilsudski devient chef de l'état polonais, tout en gardant le commandement de l'armée. Il envahit la province de Wilno tandis que Haller, avec une autre armée, s'enfonce jusqu'à la frontière roumaine. Equipée par la France, la Pologne se prépare ensuite à l'attaque de l'Ukraine.

En 1920, les troupes polonaises entrent dans Kiev. De leur côté, les soviétiques reprennent Rostov et Odessa à l'Ukraine. Ils vont désormais pouvoir s'occuper de la Pologne impérialiste : Trotski regroupe 35 divisions, soit 200000 soldats, pour foncer sur Wilno, Minsk et Varsovie. Face aux bolchéviques, Pilsudski dispose ses 200000 hommes  sur un front de 1000 km. L'armée rouge l'enfonce sans mal et s'engouffre dans les brèches.

Les polonais doivent quitter l'Ukraine et la Pologne appelle la France à son secours car les soviétiques sont désormais aux portes de Varsovie. Le général Weygand, secondé par le capitaine De Gaulle, est dépéché aux côtés de Pilsudski, avec des chars français. La contre-attaque conçu par Weygand est un succès : l'armée rouge bat en retraite dans le désordre. Varsovie est sauvée et les soviétiques signent un accord de paix à Riga.