1944_prisonniers_allemandsTandis que les alliés approchent de Strasbourg, des morceaux du territoire français (et plusieurs centaines de milliers de civils) sont encore aux mains des allemands sur le littoral atlantique. Autour de La Rochelle, des soldats FFI et FTP, des anarchistes italiens, des espagnols et des allemands anti-hitlériens, sous les ordres du colonel Adeline, les encerclent. Ils forment une armée hétéroclite de 8000 hommes.

7000 soldats des unités de Zouaves et de Spahis du Maroc les rejoignent. A Lorient et à Quiberon, l'armée US, épaulée par des FFI, encercle les allemands. Saint-Nazaire est entourée par les "bleus" de la 66ème division d'infanterie et Royan est confiée à 1500 FFI. Au nom du gouvernement provisoire de la France, le général De Gaulle réclame une division de blindés mais Eisenhower préfère que les alliés avancent vers l'est.


Dans la "poche" de Royan, les allemands ont disséminés 215000 mines sur 25 km  et disposent de 90 canons. Les FFI sont bloqués. 354 avions décollent alors d'Angleterre et écrase la ville sous 1652 tonnes de bombes. La division Leclerc arrive enfin, 3 mois après, appuyée par les forces navales et aériennes des alliés. Avec les FFI, ils progressent dans un vaste champ de ruines où les soldats allemands, harassés, se rendent rapidement.


Sur la pointe de Grave, 5000 allemands et des canons protègent un réseau de canaux. Les chars français et les 13000 FFI du colonel De Milleret s'y engagent. Au bout de 7 jours, les 3300 marins de la Kriegsmarine finissent par se rendre. A Oléron, 2000 soldats allemands jettent les armes. Ceux de La Rochelle se préparent à un dur combat mais, le 4 mai, ils apprennent le suicide d'Hitler et jugent raisonnable de se rendre sans combattre.