1962_minijupe_et_cuissardes_vinylDans les magazines de mode, les dessins cèdent la place aux photos. Jean-Loup Sieff, Helmut Newton et Peter Knapp font même sortir les modèles des studios.

En France, le journal Elle annonce qu'entre 1956 et 1957 les grands couturiers ont vendu 4000 robes quand les grands magasins en distribuent plus de 10 millions en prêt-à-porter.

En 1959, le nylon envahit le monde et la mode. Dans les maisons de haute-couture, la rebellion grandit. Pierre Cardin lance une collection de prêt-à-porter masculin l'année suivante.

Si le prêt-à-porter est synonyme de modernisme et de jeunesse, le blue-jeans n'est porté que par quelques idoles. Rive Gauche, Dorothée Bis, Laura, Sylvie Vartan et Sheila ouvrent des magasins à Paris.

En 1962, Yves Saint-Laurent quitte Dior et présente sa propre collection. Brigitte Bardot lance la mode du tissu vichy. Coco Chanel déteste.


A Londres, dans sa boutique de Chelsea, Mary Quant fait scandale en vendant sa nouvelle création : la mini-jupe.


Les fabricants américains ouvrent des usines en Belgique et fabriquent des centaines de milliers de blue-jeans. Les jeunes européens commencent à dépenser une grande partie de leur argent dans les vêtements.

La presse destinée aux jeunes indique ce qu'il faut acheter pour être à la mode. Le féminisme fait une timide apparition dans Vogue et dans Elle.

En 1965, André Courrèges affirme que le vêtement doit s'adapter à la femme. Il supprime les gaines et impose le collant. Denise Fayolle crée le style Prisunic. Paco Rabanne, qui a inventé la robe en métal, est interdit de publication par Vogue USA et Harper's Bazaar pour avoir osé employer des mannequins noires. Vers 1968, la mode part en tous sens : Krishna et fleurs, cheveux longs, pantalons évasés et cols de chemises démesurés...