Le nombre des étudiants, qui a doublé ces dernières années, dépasse désormais les 580.000. Dans les Cités Universitaires, des étudiants s'insurgent contre l'enseignement et contre les règlements (qu'ils jugent trop rigides et obsolètes). Des incidents se produisent à Montpellier et à Antony où la police intervient. Début 1968, l'agitation se propage aux universités de Rennes, Nancy, Lille et Nanterre.

1968_afficheA Paris, les militants trotskistes manifestent devant l'ambassade des USA contre la guerre du Vietnam. En mars, le Quartier Latin est occupé brièvement et des vitrines sont brisées. Un étudiant est arrêté à la faculté de Nanterre.

Des centaines d'autres occupent alors cette faculté et exigent la libération de l'étudiant. Ils se nomment "Mouvement du 22 mars" et choisissent Daniel Cohn-Bendit comme porte-parole.

Occupée par des étudiants pendant 10 jours, la faculté de Nanterre est finalement fermée par le gouvernement. En réponse, 300 militants d'extrème-gauche occupe celle de la Sorbonne.

L'arrivée brutale de la police enflamme le Quartier Latin la nuit suivante et  fait 400 blessés. Une grève générale s'en suit 2 jours plus tard et étudiants et ouvriers manifestent ensemble. Des usines sont occupées. La grève s'étend et paralyse le pays dés le 20 mai.

La situation est devenue incontrôlable. Le 29 mai, De Gaulle, président de la République, disparaît subitement. La CGT réclame alors la formation d'un gouvernement populaire. Mais, le lendemain, le général De Gaulle est de retour de Baden-Baden. Il dissout l'assemblée nationale et organise des élections. Le travail reprend peu à peu dans les usines et le parti gaulliste, le mois suivant, remporte une écrasante victoire aux élections législatives.