1944_franscisqueMise en place par le maréchal Pétain et par Joseph Darnand, la milice nationale est constituée d'environ 15000 hommes. Politiquement, elle se veut mouvement de rénovation nationale.

Son école de cadre est basée à Uriage et Darnand exige de ses miliciens qu'ils soient honnêtes, cocardiers et chauvins. Parmi ses premiers cadres se trouvent les noms de Bernonville, Vaugelas et Bourmont, des familles de longue tradition chrétienne.

Elles sont également farouchement nationalistes et anticommunistes. Par la suite, la milice ouvre ses rangs à des repris de justice et à des voyous qui trouvent d'énormes avantages à faire partie de cette force paramilitaire.

La milice considère que la collaboration avec les allemands est indispensable. Elle combat tous les résistants, les tenant pour des hors-la-loi, mais fait toutefois une différence entre les groupes qui la composent.

Ainsi, elle juge l'Armée Secrète (composée d'anciens militaires) comme étant parfaitement respectable. Par contre, les miliciens nourrissent une haine féroce à l'égard des F.T.P qu'ils considèrent comme des terroristes communistes qu'il faut tuer sans pitié. Ils exhibent leurs cadavres comme des trophées, brûlent les villages qui les aident (et boivent tout ce qu'ils y trouvent). Ils n'ont aucun compte à rendre aux forces de police française...

Ils ne doivent obéïssance qu'au Haut Commandement allemand de leur région car Darnand est convaincu que la gendarmerie et la police sont noyautée par la résistance. En 1944, la Wehrmacht fuit devant l'avance des forces alliées. Les miliciens français, vêtus d'uniformes allemands, traversent l'Alsace avec l'armée allemande. Ils y paradent et y défilent, derrière le drapeau français, avant de fuir en Allemagne.