En 1970, aux USA, des chercheurs parviennent à assembler des fragments d'ADN différents et une équipe de l'université californienne de Stanford crée, en 1972, des bactéries génétiquement modifiées. Dans la foulée, Paul Berg fabrique une molécule hybride : elle comporte l'ADN d'un singe et celui d'une bactérie Escherichia Coli (gène cancérigène du virus SV40). Berg, qui craint d'avoir inventé une bactérie dangereuse, stoppe tout.

En 1974, redoutant des conséquences imprévisibles et dangereuses, il appelle ses collègues scientifiques à faire une pause dans la recherche sur le génie génétique. L'année suivante, une conférence réunit 150 juristes, physiciens et journalistes à Asilomar, en Californie. A huis clos, ils décident la reprise des manipulations génétiques. La cour suprême des USA autorise ensuite, en 1980, le dépôt des brevets sur les organismes vivants créés par l'homme.

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En Pennsylvanie, en 1982, Palmiter et Brinster inventent une souris géante et Robert Horsch fabrique une plante génétiquement modifiée pour la multinational Monsanto en 1983. Le 1er essai en plein champ à lieu en 1986, au USA. Le second, en 1987, en France. L'année suivante, la faculté de médecine d'Harvard dépose un brevet sur une souris OGM tandis que la France met en place une commission de génie génétique, en 1989.

Elle doit évaluer les risques liés aux OGM. Le Conseil Européen, en 1990, décide d'en encadrer la recherche. Cependant, 2 ans plus tard, il autorise à son tour les dépôts de brevets sur des organismes vivants. Le gouvernement américain décrète que les OGM n'ont pas besoin de contrôle de santé et, en 1994,  la multinationale américaine Calgene peut donc commercialiser sa super tomate transgènique Flavr Savr.