1924_Alves_ReisAlors qu'il n'a que 18 ans en 1916 et est déja un faussaire exceptionnel, Alves Reis réalise, par jeu, un faux diplôme de l'université de Harvard, copie conforme d'un vrai.

Quelques années passent et Alves Reis fait subitement fortune en vendant à la hausse toutes ses actions de la Société des Chemins de Fer Transafricains d'Angola (qu'il vient tout juste d'acheter et de payer... avec un chèque sans provisions).

En 1924, il fabrique un faux contrat sur lequel, soi-disant, la Banque du Portugal lui donne pouvoir. Sur le document, d'impeccables signatures des dirigeants de la banque sont apposées.

Alves Reis se rend alors en Angleterre, chez Waterlow and Sons Limited, l'imprimeur officiel des billets de banque du Portugal. Il explique qu'il est mandaté pour passer une commande de 200.000 billets de 500 escudos...

C'est l'équivalent de la somme qui circule déjà, en billets, dans tout le Portugal ! Pour apaiser les doutes de l'imprimeur, il explique que les billets sont destinés à l'Angola et que l'état portugais exige la plus grande discrétion de la part de l'imprimeur. Les billets sont imprimés et Alves Reis repart au Portugal avec le magot.

Il commence par acheter des fermes et des immeubles avant d'avoir une idée surprenante : il décide de prendre le contrôle de la Banque du Portugal. Mais, malgré ses efforts, il ne parvient pas à acheter plus que le quart des actions de la banque nationale. Fin 1925, les autorités portugaises découvrent enfin l'escroquerie et Alves Reis est arrêté : en 1930, il est condamné à 20 ans de prison.