Il reste 300.000 entreprises privées : les autres ont été nationalisés, orientés vers l'industrie lourde (au détriment des biens de consommation) et sont devenues des "brigades de production" qui décident (avec les cadres du parti) des quotas de production et des salaires. Le nombre de femmes salariées augmente rapidement, ainsi que celui des crèches, cantines, bibliothèques, laveries d'entreprises, camps de vacances et soins médicaux gratuits.

1949_la_jeunesse_de_RDA_Les coopératives agricoles, dés 1952, transforment les paysans en employés d'état, ce qu'ils vivent très mal. La pénurie alimentaire qui s'en suit est la cause d'un rationnement de la population jusqu'en 1958.

Vers 1960, la quantité revient un peu mais au détriment de la diversité (beaucoup de choux et de pommes de terre). La RDA tente alors de produire industriellement des poulets dans le but de créer une chaîne de... restauration rapide.

Les salariées (?) doivent s'absenter chaque jour de leur travail pour aller faire la queue devant les magasins d'alimentation. Après les destructions de la guerre, les logements (encore majoritairement privés) restent largement surpeuplés et insalubres jusqu'en 1970.

Le gouvernement décide alors d'en bloquer les loyers. Le peuple est-allemand est autorisé à adresser des requêtes à l'état, aux communes ou au parti qui y répondent sous 10 jours.

L'école est d'état, laïque, mixte et gratuite. Passé 14 ans, les jeunes quittent l'organisation des Pionniers pour entrer jusqu'à 25 ans dans la FDJ (jeunesse allemande libre). Malgré cet embrigadement, les jeunes ne rêvent que de la culture de l'ouest. Le gouvernement crée alors un fichier spécial pour recenser les "blousons noirs" et les "déviants". La STASI  recrute alors 200.000 indicateurs pour surveiller la population, en plus de ses 91.000 fonctionnaires.