1935_rassemblement_de_Croix_de_FeuEn 1930, l'association des Croix-de-Feu rassemble des anciens combattants. Le colonel De La Rocque la transforme en une ligue qui compte jusqu'à 300000 membres et qui est d'un nationalisme modéré.

Or voici qu'un scandale éclate en 1934 : on découvre que Stavisky, ministre du gouvernement radical, est un escroc et que plusieurs députés radicaux sont ses complices.

Stavisky prend la fuite (il est étrangement retrouvé mort le lendemain). Les ligues se déchaînent, dénoncent les origines juives de Stavisky et ses liens avec "le pouvoir des voleurs".  Recevant le soutien d'une petite partie de la droite parlementaire (et le financement d'hommes d'affaires et d'industriels européens), ils dénoncent l'affaire Stavisky, mais également la corruption et les scandales de l'Aéropostale ou de la Banque de Chine.

Le 6 février, les Croix-de-Feu, les royalistes des Camelots du Roi et de l'Action Française, Solidarité Française, Francisme et les Jeunesses Patriotes se rassemblent sur la place de la Concorde, contre "le gouvernement des menteurs".  Les heurts qui éclatent avec la police font 1435 blessés et 15 morts. Toutes les ligues décident alors d'aller jusqu'au bout et de partir à l'assaut du Palais Bourbon...

Mais le colonel De La Rocque refuse et donne l'ordre à ses très nombreuses troupes de se disperser. La police reprend le dessus. Le lendemain, furieux, la partie des membres des Croix-de-Feu qui souhaitaient renverser la République quitte d'un bloc le mouvement du colonel François De La Rocque. Interdit en 1936, les Croix-de-Feu deviennent, à droite, un parti de masse qui prend le nom de Parti Social Français.