En 1939, Hjalmar Schächt, président de la Banque d'Allemagne, annonce à Adolf Hitler que l'état n'a plus d'or. Tout celui pris à l'Autriche a déja été entièrement englouti dans la guerre. Or Hitler sait qu'il faut de l'or pour acheter du pétrole, mais aussi l'acier, le chrome, le tungstène et l'uranium dont son industrie de guerre a besoin. Il ordonne donc aux SS de piller les richesses des pays déja envahis...

1939_or_des_nazis

Pour cela, les SS créent la Devisen Schutz Kommando (DSK) qui s'empresse de vider les coffres de toutes les banques, ainsi que les stocks des bijoutiers. Sa première victime est la Banque des Pays-Bas, à qui elle prend ses 100 tonnes d'or. Henrich Himmler, dés 1942, donne l'ordre de prendre aux prisonniers des camps les objets en or qu'ils possèdent et, dans les camps d'extermination, d'arracher les dents en or des cadavres.

Cet or est fondu en lingots qui partent ensuite dans les coffres de la Reichsbank. Paul Rossy, vice-président de la Banque Nationale Suisse, propose alors aux nazis de blanchir cet or d'origine macabre en l'échangeant contre des francs suisses. En 1945, Walther Funk, président de la Reichsbank fait cacher environ 8000 lingots, 3000 sacs de pièces d'or et 400 oeuvres d'art dans la mine de sel de Merkers, à 300 kms de Berlin.

Le reste (440 millions de dollars or) est mis à l'abri dans les coffres suisses. Après la guerre, une commission des alliés est chargée de faire restituer l'or volé à chaque pays (dont le total est de 4 milliards de dollars or). La restitution dure de 1947 à 1996. En 1998, le Crédit Suisse et l'Union des Banques Suisses remboursent 1,25 milliard de dollars aux survivants de la Shoah... "pour solde de tout compte".