Le Japon occupe la Mandchourie. Après avoir pris Pekin et Shangaï, les japonais attaquent la ville de Nankin. Au bout de 10 jours de combats, l'armée de Tchang Kaï-Chek et la population fuient devant l'armée japonaise qui bombarde la ville. Dans le port, des milliers de civils et de militaires embarquent à bord d'une armada de jonques mais les croiseurs japonais coulent les bateaux chinois et mitraillent les survivants.

1937_massacre_de_Nankin_dessin_de_Zong_Kai

Craignant le pire, des soldats chinois volent et endossent des vêtements civils. Une zone internationale de sécurité a été délimitée par les 22 derniers occidentaux encore présents à Nankin. John Rabe, président du comité international, a promis à l'ambassade du Japon qu'aucun militaire chinois n'y trouvera refuge. L'aviation japonaise jette des tracts qui affirment que ceux qui se rendront seront traités en prisonniers de guerre.

Plusieurs dizaines de milliers d'entre eux déposent les armes et attendent les japonais. L'armée japonaise les conduit alors au bord du fleuve où, soudain, une batterie de mitrailleuses nipponnes les exterminent. Une immense foule de civils s'est réfugiée dans la zone de sécurité. Les autres habitants sont confiants. Mais, prétextant que des soldats chinois se sont mêlés à la population, les japonais rassemblent les hommes et les massacrent.

Les enfants et les femmes âgées sont tués à la baïonnette. Les jeunes femmes sont emmenées en camions et servent de "femmes de réconfort" aux soldats japonais qui les violent en série. Ils suppriment ensuite celles qui ne sont pas mortes sous leurs sévices. A Nankin, les militaires japonais ont tué plus de 300000 chinois en quelques jours. Le chiffre sera confirmé plus tard par le Tribunal militaire international d'Extrême-Orient.