1978_Danyel_WaroLes habitants de la Réunion sont originaires de Madagascar, d'Afrique, des Indes, des Comores et d'Europe. Danyel Waro est un créole blanc.

Son père, communiste et anticlérical, interdit à ses enfants de jouer, de lire, d'écouter de la musique, de planter des fleurs, de fêter Noël et les anniversaires. Ses enfants doivent travailler la terre s'ils veulent manger !

Mais la vie de Danyel bascule en 1970. Au cours d'un meeting du Parti communiste, il découvre le Maloya, une sorte de blues africain où les esclaves  exprimaient leur révolte.

Cinq ans plus tard,  il se met à en jouer à l'occasion d'une grève dans son lycée. Il refuse ensuite de faire son service militaire et est envoyé en Bretagne pour y faire 2 ans de prison.

A son retour à la Réunion, il devient fabriquant professionnel d'instruments de musique et rencontre Philippe Conrath, directeur du Festival Africolor.

Il sort son 1er disque de Maloya. Sa personnalité et sa voix contribuent à son succès et lui permettent de jouer hors de la Réunion. En 1978, le toujours sympathisant communiste commence à fréquenter les musiciens de la Chapelle la Misère, laquelle est dirigée par le père Daniel Saingaïny, un ancien militant communiste devenu prêtre. 

Ensuite, il se marie. La cérémonie est à la fois catholique et tamoule et l'officiant est... Daniel Saingaïny, qui est depuis 30 ans l'ami de Waro. Danyel et son épouse choisissent de vivrent dans une maison sans eau ni électricité où ils donnent des cours de musique et de créole. La musique Maloya, après avoir été longtemps censurée ou interdite, a été classé en 2009 au patrimoine immatériel de l'humanité par l'UNESCO.