1917_Trotsky_visite_le_frontEn février 1917, le tsar de Russie abdique. Le gouvernement provisoire est alors présidé par le prince Lvov, aristocrate libéral que seconde le socialiste Alexandre Kerensky (les bolcheviques de Lénine et Trotsky sont minoritaires).

Puis Kerensky prend la direction du gouvernement et promet à la France que la Russie continuera la guerre contre les allemands. Pendant ce temps, les bolcheviques forment des soviets partout...

Les officiers sont chassés de l'armée et remplacés par des réservistes ou de simples soldats, pendant que les désertions se multiplient. En octobre, Trotsky et les bolcheviques font un coup d'état et chasse Kerensky du gouvernement.


Sur ordre de Lénine, Nikolaï Krylenko, le nouveau général en chef russe, fait parvenir une demande d'armistice à l'Allemagne. Le 2 décembre, à Brest-Litovsk, ils négocient ensemble la paix.


L'Allemagne exige que la Russie abandonne la Finlande, la Lituanie, la Pologne et tous les états baltes. Elle devra également accorder son indépendance à l'Ukraine. Une petite partie du gouvernement soviétique refuse d'accepter cette capitulation et Lénine lui-même est hésitant. L'ambassadeur de France en Russie, demande à Trotsky de ne pas signer. En réponse, Trotsky fait fermer la mission militaire française.

Pendant ce temps, l'armée allemande continue sa progression et Ludendorff, chef de l'état-major allemand, envoie un ultimatum au gouvernement des soviets. Le 6 mars, les délégués du Parti Communiste ratifient le traité par 724 voix pour et 276 voix contre : la Russie se retrouve ainsi réduite d'un tiers de sa population et d'un quart de son territoire, tandis que l'Allemagne peut renforcer de 50 divisions le front ouest contre la France...