1919_le_kaiser_Guillaume_IIL'empereur Guillaume II abdique le 9 novembre et l'armistice est signé 2 jours plus tard. Le 7 mai, le gouvernement allemand reçoit les conditions du Traité de paix de Versailles...

L'Allemagne devra rendre à la France l'Alsace et la Lorraine, la province allemande de la Sarre sera placée sous l'administration de la Société des Nations pendant 15 ans et la région frontalière de Rhénanie sera démilitarisée.

Un corridor d'accès à la mer Baltique sera accordée à la Pologne et Dantzig sera déclarée "ville libre" (la Prusse sera donc séparée en 2 par ce découpage).

La région des Sudètes sera retirée à l'Allemagne et ses colonies seront distribuées à l'Angleterre et à la France. Les habitants des régions d'Eupen, du Slesvig et de Malmedy devront se prononcer par référendum sur leur sortie de la République d'Allemagne.

L'armée de terre sera limitée à 100.000 soldats. L'artillerie lourde, les chars d'assaut et l'aviation sont totalement interdits et la marine de guerre devra être réduite au strict minimum. Au titre des dommages de guerre, le gouvernement allemand devra verser aux alliés, avant 1921, un accompte de 25 milliards de francs-or. Une commission de réparation fixera alors le montant des versements suivants.

Le 12 mai, le Reichstag juge ces conditions inadmissibles et regrette d'avoir déposé les armes. Le chancelier Scheidemann démissionne. Il est remplacé par le socialiste Bauer. Le 22 juin, la possibilité d'une signature est votée par 238 voix pour et 138 contre. Les alliés envoient un ultimatum de 24 heures. Les députés du Reichstag autorisent alors Hermann Müller à se rendre à Versailles le 28 juin pour signer le "diktat" des alliés.