La loi Waldeck Rousseau, votée par le parlement de la République française en 1901, autorise l'état à interdire les écoles confessionnelles ouvertes après 1880. Mr Combes, président du Conseil, leur donne une semaine pour fermer leurs portes. Fin juillet, des commissaires de police viennent dans ces établissements pour s'assurer qu'ils ont bien été abandonnés.

C'est en Bretagne que les résistances sont les plus nombreuses : à Landernau, des mères de famille occupent une école et se déclarent prêtes à se faire fusiller plutôt que de l'évacuer; à Ploudaniel, l'instituteur de l'école laïque est expulsé de la ville et l'école catholique est occupée et barricadée; à Roscoff, se sont des pères de famille qui occupent l'école religieuse et dorment sur place.

1902-manifestation place de la Concorde

Une manifestation est organisée à Paris, place de la Concorde, où se retrouvent des manifestants qui crient "Vive la liberté !" et des contre-manifestants qui scandent "Vive la sociale, à bas les bonnes soeurs !". Quelques dérapages obligent des prêtres manifestants à se réfugier dans les locaux du ministère de la Marine Nationale et 5 personnes sont blessées par canne.


Début octobre, Denys Cochin (de l'Académie Française) et Anatole Leroy-Beaulieu (des Sciences morales et politiques) écrivent ensemble un manifeste où ils affirment ne pas être libres de faire élever leurs enfants selon leurs idées, leurs convictions et leur foi.