1903_expulsion_des_moines_chartreuxEn France, la circulaire gouvernementale Combes interdit les congrégations religieuses non autorisées. Or c'est le cas du monastère de la Grande Chartreuse...

Fin avril, des dragons de Grenoble et des sapeurs de Chambéry sont donc discrètement envoyés à Saint-Pierre-de-Chartreuse. Mais ils sont repérés par des paysans qui s'arment de gourdins et interdisent l'accès du monastère aux soldats.


La troupe les disperse mais les moines refusent toujours de céder à la loi. Le procureur de la République fait alors défoncer la porte du monastère à la hache. Les moines sont conduits à Saint-Laurent-du-Pont et expulsés à Pignerol, en Italie.


A Paris, le sermon d'un abbé est interrompu dans l'église Saint-Jean-de-Belleville par un groupe de libre-penseurs. Les croyants les frappent alors à coups de canne et les expulsent de l'église. La police, qui intervient une fois que l'incident est terminé, reçoit l'ordre de stationner dans l'église pour protéger les lieux pendant la durée de la messe. Les libre-penseurs crient au scandale.

A Notre-Dame-de-Plaisance, c'est un barrage de 2.000 militants catholiques qui empêche des libre-penseurs d'entrer dans l'église. Mais, pendant qu'à l'intérieur se déroule la messe, à l'extérieur, les libre-penseurs reçoivent des renforts conséquents. Le curé invite prudemment les croyants à sortir par la porte de derrière. Les 2.000 militants catholiques refusent et sortent par la grande porte.

Un gigantesque affrontement a alors lieu rue de la Gaité. La police est complètement débordée et le préfet Lépine, présent sur les lieux, reçoit un coup de bouteille sur la tête. Heureusement, son chapeau amortit le choc !