1946_De_Gaulle_demissionneEn début d'année, le général Charles de Gaulle donne sa démission de son poste de chef du gouvernement.


Dans sa lettre à l'Assemblée constituante, il déclare que la représentation nationale et les partis politiques sont désormais en état d'assumer leurs responsabilités. Sa tâche est donc terminée.

Hostile à la réduction des crédits militaires, il affirme également qu'il est partisan de la séparation des pouvoirs.

Il se dit favorable à ce que le gouvernement ait une autorité distincte de celle de la représentation nationale et prédit d'amères désillusions au futur gouvernement.

Il se retire ensuite dans sa propriété de Colombey-les-deux-Eglises et le Parti Communiste Français demande à être à la tête du gouvernement. Les gaullistes du MRP propose de faire une coalition des 3 plus grands partis. Les socialistes de la SFIO réservent leur réponse.

Le 18 juin, à Bayeux, de Gaulle dit souhaiter pour la France 2 Assemblées (dont 1 élue au suffrage universel qui voterait les lois) et un chef de l'état qui (placé au dessus des partis) serait le garant de la continuité et de l'indépendance nationale. Les élections qui suivent accordent 163 députés au MRP, 144 au PCF, 120 à la SFIO et 113 aux autres partis. Le MRP prend donc la présidence du gouvernement.

Le PCF obtient la vice-présidence et plusieurs ministères. L'Assemblée constituante élabore ensuite un projet de constitution qui prévoit une chambre unique et un président de la République sans réel pouvoir. Les communistes et les socialistes sont pour, le MRP s'y oppose vivement. Consultés par référendum, 53% des français rejettent cette constitution. A l'annonce du résultat, le gouvernement américain exprime officiellement sa satisfaction.