1903_diplome_du_Prix_Nobel_des_epoux_CuriePendant que son époux Pierre publie les résultats de ses travaux sur les cristaux, Marie Curie décide de s'intéresser à la radioactivité de ces mêmes cristaux.

S'appuyant sur les recherches effectuées par le physicien français Henri Becquerel, elle veut trouver un autre corps ayant la même propriété d'émettre des rayonnements radioactifs que l'uranium.

En effet, Marie Curie trouve que la radioactivité de l'uranium est trop faible pour lui permettre de réaliser des expériences décisives. Elle cherche alors, mais sans le trouver, cet autre corps radioactif.

Et puis, enfin, elle découvre un minerai qui correspond à ses attentes. Elle l'analyse avec soin et, surprise, s'aperçoit qu'il contient de l'uranium.

Ce minerai, beaucoup plus puissant que l'uranium, est le radium. Marie Curie pratique alors de nombreuses expériences sur ce corps radioactif, ce qui lui permet de constater qu'il réagit contre les principes fondamentaux de la physique (en tout cas ceux connus à ce jour). De premières applications à ses découvertes sont trouvées...

Les parties infectées de malades atteints de lupus sont, par la suite, exposées au rayonnement du radium et les résultats sont stupéfiants : après avoir été brûlées par le radium, les chairs repoussent saines !


Le 10 décembre de cette année-là, Marie Curie, Henri Becquerel et Pierre Curie reçoivent conjointement le Prix Nobel de physique pour leurs travaux sur la radioactivité.