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Earl Browder veut défendre les ouvriers : à 16 ans, il adhère au Parti socialiste. Puis il devient dirigeant syndical à Wichita, dans le Kansas. Il prend ensuite sa carte au Parti communiste américain et va, pour la 3ème fois, en prison pour conspiration.

En 1921, il part pour l'URSS et y reste plusieurs années, avant de revenir aux USA avec Raïssa, sa femme (russe). En 1936, il est candidat communiste à l'élection présidentielle américaine et devient Secrétaire général du Parti communiste des USA en 1938.

Browder, en 1940, se présente de nouveau à l'élection présidentielle mais reçoit l'interdiction de voyager. Il fait alors campagne avec des discours enregistrés que les militants diffusent à travers les USA. Puis, la justice américaine le condamne à 4 ans de prison pour l'utilisation de faux papiers à l'occasion de ses voyages vers l'URSS. Mais, lors de l'entrée en guerre de la Russie contre l'Allemagne nazie, sa peine est levée.

Le n°1 du Parti communiste américain se met à défendre, en 1945, l'idée d'une doctrine rapprochant le capitalisme et le communisme... Staline fait alors intervenir Jacques Duclos : le dirigeant communiste français accuse sèchement Earl Browder de vouloir "liquider l'indépendance politique du parti de la classe ouvrière en proposant un rapprochement USA-URSS, ce qui constitue une grave révision du dogme marxiste".

Le Secrétaire général Earl Browder est donc exclu du parti qu'il dirige en 1947. Ce qui ne le dispense nullement d'être victime de la chasse aux communistes que le sénateur Mac Carthy déclenche en 1950. Browder est arrèté, jugé et condamné à un 5ème séjour en prison. Devant les caméras d'une télévision américaine, en 1957, Earl Browder déclare que s'il n'avait pas été exclu du Parti communiste, il serait parti de lui-même car il était devenu en désaccord total.