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La nuit du 17 octobre 1961, 25.000 algériennes et algériens vivant en région parisienne enfreignent le couvre-feu qui leur est imposé et participent à une marche de protestation.

Le préfet de police Maurice Papon donne alors l'ordre de réprimer durement cette manifestation. Coincés sur un pont de la Seine, plusieurs dizaines d'algériens sont tués et jetés dans le fleuve.

Valéry Giscard d'Estaing est élu président de la République en 1974 et, 2 ans plus tard, son premier ministre Raymond Barre nomme Maurice Papon ministre du budget.

En 1998, le tribunal de Bordeaux condamne Maurice Papon (ancien secrétaire général de la Gironde chargé des questions juives dans les années 1940) à 10 de prison pour complicité de crime contre l'humanité.

Aprés avoir fait appel du jugement, Maurice Papon préfère s'enfuir en Suisse en 1999. Il est arrêté, ramené en France, et mis en prison à Fresnes.

Bertrand Delanoë, maire de Paris, dévoile en 2001 une plaque commémorative pour l'anniversaire des 40 ans du massacre des algériens du 17 octobre 1961. Les élus de la droite parisienne refusent d'assister à la cérémonie. Des militants nationalistes sont présents et scandent "Algérie française". Dans un communiqué, les syndicats de policiers rappelent que les attentats du FNL algérien ont tué plusieurs des agents des forces de l'ordre.

Maurice Papon, au bout de 3 ans, est libéré pour raison de santé : un rapport médical affirme qu'il est impotent, voire même grabataire. Il sort de la prison en marchant et n'y retournera jamais. Il meurt dans son lit 5 ans plus tard.