1917_prise_du_Palais_d_Hiver

La pénurie de munitions et de nourriture s'étend sur le front. Un million de soldats russes ont déjà désertés. Le 31 octobre, des usines de Petrograd se sont mises en grève et la foule manifeste au cri de "Non à la guerre !". La police appelle l'armée en renfort. Les soldats arrivent mais c'est sur la police qu'ils tirent ! La grève s'étend, gagne Moscou et 14 provinces... 120.000 ouvriers cessent le travail pendant 5 jours. Puis le calme revient.

En février 1917, une nouvelle vague de grèves envahit Pétrograd, Moscou et d'autres villes. A Pétrograd, le général Khabalov obtient les pleins pouvoirs. Le parti bolchevik organisent alors des milices ouvrières clandestines et des comités de soldats dans les régiments. Les partisans de Trotsky se rallient au parti bolchevik. Début mars, le gouvernement militaire de Pétrograd distribue généreusement des cartes de pain...

Les boulangeries sont vides et fermées ! Le 8 mars, les ouvrières se mettent en grève et manifestent avec leurs enfants pour obtenir enfin du pain. La police tire et tue une femme : le lendemain, la grève devient générale. Plusieurs régiments refusent de faire feu sur la foule mais des mitrailleurs tirent à partir des toits. La police secrète arrête les membres du comité bolchevik de Petrograd. Le 11 mars, la foule marche sur le centre ville et les casernes.

Sous la contrainte, le régiment Volhynski doit tirer sur les manifestants, lesquels leur répondent. Vingt et un soldats désertent avec leurs armes. Le régiment Volhynski finit par se rebeller et rejoint le régiment Pavlovtsy. Ensemble, ils se rendent maîtres de la caserne du Génie où les ouvriers se servent en armes. Au soir du 12 mars, les 150000 soldats de la garnison de Pétrograd sont tous passés dans le camp de la Révolution.