Sur les conseils d'Hermann Goering, Adolf Hitler envisage d'envahir le reste de la France pour mieux la piller. Le 10 décembre 1940, le fidèle général Heusinger concocte l'opération Attila, plan d'invasion de la zone sud. Tous les S.S. de la division Tête de mort doivent se tenir prêts pour un envahissement éclair et recevront pour cela l'appui des forces de la Wehrmacht.

la_poignee_de_main_entre_Petain_et_HitlerHeusinger a prévu que 2 unités motorisées descendront, l'une par la vallée du Rhone jusqu'à Nice, l'autre par Toulouse jusqu'à la frontière espagnole.

Elle devront également s'emparer de Toulon, Marseille et Narbonne.

La division Tête de mort devra occuper les garnisons et les aérodromes français, protéger les entreprises importantes  et briser toute résistance entre la ligne de démarcation et le littoral méditerranéen.

Les S.S. et la Wehrmacht désarmeront toutes les troupes du gouvernement de Vichy, arrêteront les officiers et paralyseront les centres de transmission. Cependant, Joachim von Ribbentrop conseille à Hitler de retarder le lancement de l'opération Attila : à ses yeux, une collaboration généralisée des officiers, de la police, de la Légion des Combattants (future Milice), des préfectures et sous-préfectures s'avère être un préalable indispensable.

L'opération, renommée Anton, est toutefois déclenchée dans l'urgence, en novembre 1942, quand les troupes anglo-américaines débarquent sur les côtes du Maroc et d'Algérie. La division S.S. Tête de mort et la Wehrmacht envahissent rapidement, et sans aucun mal, tout le sud de la France... Le maréchal Pétain se dit satisfait de voir que les allemands accèdent enfin à sa demande de suppression de la ligne de démarcation.