Depuis le mois de janvier, Srebrenica est entourée par l'armée serbe. Les militaires serbes interdisent aux journalistes d'y circuler et multiplient les barrages qui entourent la partie bosniaque. Les seules informations que les  journalistes peuvent obtenir émanent des services de communication de l'armée serbe ou de celui de l'ONU qui à envoyé 400 casques bleus pour séparer les serbes et les bosniaques.

Organisation des Nations Unies

Le 11 juillet, l'armée serbe s'empare de Srebrenica. Environ 20000 civils bosniaques viennent aussitôt se réfugier dans le camp des casques bleus.

L'armée serbe entre à son tour dans le camp des soldats de l'ONU et, en bus, évacuent les femmes et les enfants bosniaques vers Tuzla (en territoire bosniaque). Les hommes de 15 à 95 ans, combattants ou pas, sont tous regroupés en dehors du camp...

Les casques bleus, qui n'ont pas reçu de mandat pour s'y opposer, laissent faire. Les serbes embarquent alors leurs prisonniers.

Quelques semaines plus tard, David Rohde, journaliste américain, retrouve ces bosniaques : ils ont tous été massacrés et gisent à même le sol. Si la plupart porte l'uniforme de l'armée bosniaque, tous ont les mains liées dans le dos avec les lacets de leurs propres chaussures.

Rohde prend aussitôt de nombreuses photos.  Une force militaire internationale intervient ensuite contre les serbes de Bosnie et les force à signer un traité de paix à Dayton. Une enquête internationale est ouverte en 1996 mais il faudra attendre plusieurs années avant que la Cour Internationale de Justice qualifie ce massacre de génocide.