1918_LenineLe 6 janvier, l'Allemagne annonce à Trotsky que les conventions de paix signées en décembre 1917 sont annulées.

De son côté, la Rada (le parlement ukrainien) déclare que seul un gouvernement fédéral de toutes les régions de Russie sera habilité à signer la paix. C'est alors que les villes ukrainiennes de Karkov et Iekaterinoslav se proclament soviétiques.

Une grève éclate ensuite à Vienne et s'étend à tous les centres industriels autrichiens.

Des russes blancs tentent alors d'enlever Lenine le 14 janvier pour l'emmener en captivité en Ukraine mais la Garde rouge les en empêche.

Le 29, la Hongrie bascule à son tour dans la grève : Budapest est paralysée. Les nouvelles forces soviétiques ukrainiennes se joignent à l'Armée rouge, marchent sur Kiev, et attaquent "L'Armée des Volontaires" de Kornilov. En Pologne, les ouvriers de Varsovie décident la grève générale.

Alors que Lenine espère qu'une révolution éclatera en Allemagne, 400000 ouvriers se mettent en grève à Berlin et réclament la paix. Kiel, Cologne, Hambourg, Munich et Leipzig suivent le mouvement...

L'armée roumaine chasse les soviets de Moldavie et occupe le pays. En Allemagne et en Autriche, les grévistes sont brutalement mis au pas. La Rada ukrainienne organise une répression sanglante et, à Kiev, plus de 1500 ouvriers sont fusillés.

Cependant, l'Armée rouge arrive à Kiev et, le 12 février, le gouvernement soviétique d'Ukraine est proclamé. La Rada en fuite demande alors sa protection à l'armée allemande, laquelle s'enfonce déjà en Ukraine et en Russie. Lenine en appelle au peuple : 100000 hommes viennent aussitôt renforcer l'Armée rouge...