Lenine et Trotsky

A la suite de l'entrée des troupes alliées au Turkestan soviétique, le pouvoir russe réagit rapidement.

A Moscou et à Petrograd, les consulats d'Angleterre et de France sont perquisitionnés et tout le personnel est arrêté.

L'ambassadeur d'Allemagne quitte vite Moscou et les alliés rompent toutes relations avec la Russie. L'agent anglais Hill part en Ukraine où il sabote des gazoducs.

L'agent Reilly lui confie ensuite un projet de coup d'état avec l'aide de 2 tsaristes lettons. Une réunion secrète préparatoire a lieu...

Elle rassemble également un certain Lockart, le général Lavergne et le consul Grenart... Le 30 août, après un discours dans une usine de Moscou, Lenine rejoint sa voiture quand la russe blanche Fanya Kaplan parvient à l'atteindre de 2 balles de pistolet. Lenine est gravement blessé. Kaplan et Lockart sont arrêtés. L'ambassade d'Angleterre est perquisitionnée dés le lendemain et des documents y sont découverts. Ils révèlent que Reilly a versé 1.200.000 roubles aux tsaristes lettons.

L'agent Reilly écrit aussi que les lettons devaient capturer les membres du Comité central bolchevik  le 28 août et tuer Lenine. Cachés dans Moscou, 60000 officiers russes blancs auraient ensuite pris le pouvoir. Une autre perquisition, chez René Marchand, correspondant du journal français Le Figaro, permet de découvrir une lettre de Raymond Poincarré. Elle relate une réunion chez le consul général des USA, en présence de Grenart, Hill et Reilly qui a pour sujet la destruction des ponts de Petrograd.

Des espions assassinent régulièrement des responsables du Parti communiste, des soldats de l'Armée rouge ou des policiers de la Tchéka. Le but est d'entretenir une "terreur blanche". Aprés l'attentat contre Lenine, le pouvoir bolchevik décide d'y répondre par la "terreur rouge". Trotsky crée une organisation militaire qui en est spécialement chargée. De son lieu de convalescence, Lenine écrit au Comité central et affirme que, désormais, l'Armée rouge devrait porter ses effectifs de 1 à 3 millions d'hommes.