1984_Nouvelle_Caledonie_la_plage_d_OuveaEn métropole, les députés français ont adopté une loi qui modifie le statut de la Nouvelle Calédonie. Les coutumes des kanaks sont reconnus dans ce texte et, par ailleurs, un référendum portant sur l'autodétermination de ce territoire y est prévu en 1989. Cependant, un scrutin qui a lieu 5 mois plus tard permet au RPCR anti-indépendantiste de rafler 34 des 42 sièges de l'Assemblée de Nouvelle Calédonie.

Le Front National de Libération Kanak Socialiste a appelé à l'abstention. Or celle-ci dépasse les 40%. Au bout de 2 semaines, le FNLKS déclare qu'il n'accepte pas le résultat de cette élection. Il fait bloquer les routes de l'île et la ville de Thio est occupée. Les gendarmes sont désarmés, le sous-préfet de Lifou est fait prisonnier et quelques fermes sont incendiées.

Jean-Marie Tjibaou prend la direction du gouvernement kanak autoproclamé et nomme Eloi Machoro ministre de la sécurité. Craignant un bain de sang, le sénateur Dick Ukeiwé (porte-parole du gouvernement légalement élu) demande aux forces de l'ordre de ne pas intervenir. En métropole, le gouvernement français envoie en urgence Edgar Pisani sur place.

Sa mission est d'accélérer au plus vite le processus d'autodétermination de la Nouvelle Calédonie... Le 21 décembre, Pisani quitte Nouméa et rentre à Paris. A son arrivée, il laisse entendre aux journalistes interloqués qu'il va proposer au gouvernement français d'opter pour un plan qui conduira à l'indépendance de la Nouvelle Calédonie...