A une centaine de kilomètres de Munich se trouve la prison de Landsberg. La cellule n°7  a été aménagé en chambre confortable pour recevoir le caporal Adolf Hitler qui y est incarcéré pour avoir tenté de renverser la République allemande. Le directeur de la prison est ravi d'avoir un prisonnier célèbre et, malgré l'interdiction, laisse Hitler recevoir de nombreuses visites. Parmi celles-ci, le putchiste emprisonné reçoit Rudolf Hess (membre de la société secrète de Thulé et discret dirigeant du parti nazi).

1924-Mein Kampf

Il voit également Rosenberg (théoricien de Thulé et dirigeant du parti) et Mme Bechstein (dont la riche famille finance le parti nazi).

En prison, Hitler lit énormément : les livres de stratégie militaire de Clausewitz et Moltke, les livres politiques de Chamberlain, Nietzsche et Gobineau, ainsi qu'un pamphlet antisémite nommé Protocole des Sages de Sion.

Il décide alors, lui aussi, de coucher sur papier ses propres théories. Il écrit d'abord sur les faiblesses humaines et les différentes façons de manipuler les foules...

Il parle aussi de la place que devrait occuper l'Allemagne en Europe et comment la juiverie internationale, le communisme et la démocratie empêchent la réalisation de cette Grande Allemagne.


Il affirme que la solution réside dans un pouvoir fort, exercé par un guide suprême... lui-même. Il rassemble ses écrits dans un livre qu'il titre Mein Kampf (Mon Combat).


En 1925, les ventes de ce livre s'élèvent à 9473 exemplaires mais chutent  rapidement et n'atteignent plus que 3015 exemplaires en 1928. 

En 1929, la crise qui touche l'Allemagne permet à Mein Kampf de remonter à 7664 livres vendus. Quand, en 1930, cette crise fait tomber le pays dans un violent marasme économique, les ventes bondissent à 54.086 exemplaires. Lorsque, quelques années plus tard, Hitler devient chancelier, des millions d'exemplaires de Mein Kampf envahissent alors les foyers allemands... En 2000, ce livre à été  réédité au Japon sous forme de mangas (bandes dessinées).